Expressions françaises

D'où vient l'expression Faire chou blanc ?

La réponse

Attestée au XIXe siècle, l’expression signifie échouer ou n’obtenir aucun résultat. Son origine reste incertaine, mais l’explication la plus courante la rattache à un ancien jeu de quilles ou de boules : « faire chou blanc », peut-être par déformation de « faire coup blanc », signifiait ne marquer aucun point. Elle ne vient pas d’un « chou blanc » qui aurait désigné un échec.

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L’expression « faire chou blanc » appartient aux formules françaises qui associent une image très concrète à une situation d’échec. Elle signifie ne parvenir à aucun résultat, échouer dans une tentative ou revenir bredouille d’une démarche. Sa formulation peut donner l’impression qu’un « chou blanc » aurait autrefois représenté un échec, mais cette interprétation ne repose sur aucun fait établi. L’origine exacte de la locution demeure incertaine, même si une explication liée à d’anciens jeux est généralement considérée comme la plus plausible.

Une expression attestée au XIXe siècle

Le sens actuel de « faire chou blanc » est clairement celui d’un échec ou d’une entreprise infructueuse. On peut ainsi faire chou blanc en menant une recherche sans résultat, en tentant d’obtenir une information qui ne vient pas ou en espérant une issue qui ne se produit pas. La locution ne décrit donc pas un objet ni une action culinaire : elle qualifie le résultat nul d’une démarche. Elle est attestée au XIXe siècle, ce qui permet de situer son apparition documentée, mais les éléments qui auraient précédé ces attestations ne suffisent pas à établir avec certitude son histoire complète.

L’hypothèse des jeux de quilles ou de boules

L’explication la plus couramment avancée rattache « faire chou blanc » à un ancien jeu de quilles ou de boules. Dans ce contexte, l’expression aurait désigné un coup qui ne rapportait aucun point. Une piste consiste à voir dans « chou blanc » une déformation de « coup blanc » : le joueur effectuait alors un coup sans résultat, à l’image d’une tentative qui n’aboutit pas. Le passage de « coup » à « chou » pourrait expliquer la forme surprenante de la locution, mais cette étymologie reste présentée comme une hypothèse et non comme une certitude définitivement démontrée.

Cette origine permet surtout de comprendre la logique du sens. Dans un jeu, un coup qui ne permet pas de marquer est improductif ; dans la langue courante, une action qui n’aboutit à rien fait également « chou blanc ». La locution aurait ainsi quitté le vocabulaire particulier du jeu pour s’appliquer à toutes sortes de démarches. Il n’est toutefois pas nécessaire d’imaginer une signification ancienne et autonome de « chou blanc » comme synonyme d’échec : c’est précisément le rapprochement possible avec « coup blanc » qui constitue le cœur de l’explication.

Une origine qui doit rester incertaine

La prudence est indispensable lorsqu’on explique cette expression. Rien ne permet d’affirmer qu’elle serait née d’un plat de chou mal préparé, de la valeur marchande du légume ou d’une tradition culinaire particulière. De même, l’idée d’un « chou » qui aurait désigné une cible ou un but dans un ancien français spécialisé n’est pas établie par les éléments retenus ici. Le mot « chou » semble surtout avoir contribué à la forme imagée et mémorable de la locution, peut-être à la suite d’une transformation phonétique ou populaire. Ainsi, « faire chou blanc » signifie bien échouer, mais son origine précise demeure ouverte ; l’hypothèse du « coup blanc » dans les jeux de quilles ou de boules reste simplement la plus répandue.

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