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Comment se prépare le plat traditionnel italien appelé Risotto alla Milanese ?

La réponse

Le Risotto alla Milanese est un plat italien originaire de Milan, reconnaissable à sa couleur jaune doré due au safran. Pour le préparer, on fait revenir de l'oignon dans du beurre, puis on ajoute le riz et on le couvre de bouillon chaud petit à petit en remuant constamment. Le safran est ajouté en début de cuisson pour infuser sa saveur unique. Le plat est servi avec du parmesan râpé et du beurre.

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Le risotto alla milanese incarne l’élégance culinaire de la Lombardie, une région du nord de l’Italie où les traditions gastronomiques puisent leur inspiration dans les produits locaux et les savoir-faire transmis depuis des siècles. Originaire de Milan, ce plat emblématique se distingue par sa couleur dorée caractéristique, fruit d’une technique de préparation méticuleuse et d’un ingrédient rare : le safran. Bien plus qu’un simple accompagnement, le risotto alla milanese est une célébration de la patience et de la précision, où chaque geste compte pour obtenir une texture onctueuse et un équilibre parfait entre saveurs.

L’histoire d’un plat lié à la tradition milanaise

Le risotto alla milanese trouve ses racines au XIVe siècle, selon les chroniques locales, qui évoquent son association avec les noces d’un membre de la famille Visconti, l’une des dynasties les plus influentes de Milan. La légende raconte que le safran, utilisé pour teinter le riz en hommage à la robe des mariés, aurait été introduit par un apprenti verrier de Murano, fasciné par les couleurs vives du métal fondu. Bien que cette anecdote relève davantage du folklore que de la preuve historique, elle illustre l’importance symbolique du safran dans la culture milanaise. Contrairement à d’autres variantes de risotto, celui-ci se distingue par l’absence de vin dans sa préparation, une caractéristique qui renforce son identité locale.

Le choix des ingrédients : la clé d’un risotto réussi

La réussite du risotto alla milanese repose sur la sélection rigoureuse de ses composants. Le riz, de préférence de la variété Carnaroli ou Arborio, est essentiel pour sa capacité à absorber le bouillon tout en conservant une texture légèrement ferme, appelée al dente. Le safran, ingrédient le plus onéreux du plat, est utilisé avec parcimonie : quelques pistils suffisent pour colorer et parfumer l’ensemble. Le bouillon, généralement à base de volaille ou de légumes, doit être maintenu à ébullition constante pour éviter de casser la cuisson du riz. Enfin, le beurre et le parmesan, ajoutés en fin de préparation, apportent une touche crémeuse et umami, typique de la cuisine lombarde.

La technique de cuisson : un équilibre entre patience et mouvement

La préparation du risotto alla milanese exige une attention constante. Après avoir fait fondre du beurre dans une casserole en cuivre ou en acier inoxydable, on y fait revenir un oignon finement haché jusqu’à ce qu’il devienne translucide, sans jamais le laisser brunir. Le riz est ensuite ajouté et « toasté » pendant quelques minutes, jusqu’à ce qu’il devienne légèrement translucide sur les bords. C’est à ce stade que le safran est incorporé, soit directement en pistils, soit préalablement dissous dans un peu de bouillon chaud pour libérer ses arômes. Le bouillon est ajouté petit à littéral, louche par louche, en remuant sans cesse pour stimuler la libération de l’amidon, qui donnera au risotto sa texture onctueuse. Cette méthode, appelée mantecatura, dure généralement entre 18 et 20 minutes.

Les variantes et les accompagnements traditionnels

Bien que le risotto alla milanese soit traditionnellement servi seul ou accompagné d’osso buco, un jarret de veau braisé, il existe des adaptations régionales. Certaines versions intègrent une touche de vin blanc sec pour équilibrer la richesse du plat, tandis que d’autres substituent le safran par du curcuma pour réduire les coûts. Cependant, ces modifications s’éloignent de la recette originale et sont souvent considérées comme des compromis. À Milan, le risotto est parfois servi en accompagnement d’un osso buco, dont la moelle fondante se marie parfaitement avec la texture crémeuse du riz. Le plat est traditionnellement accompagné d’un vin blanc lombard, comme un Pinot Grigio ou un Lugana, qui apporte une fraîcheur bienvenue.