Corps humain

Comment savoir si une douleur à la poitrine doit inquiéter ou non ?

La réponse

Une douleur à la poitrine peut être bénigne, par exemple musculaire ou liée au reflux, mais aussi signaler un infarctus ou une autre urgence. Si elle est nouvelle, persistante plus de quelques minutes, oppressante, ou s’accompagne d’essoufflement, de malaise, de sueurs, de nausées ou d’une irradiation vers le bras, la mâchoire ou le dos, appelez immédiatement les secours. Même légère, localisée ou transitoire, elle ne permet pas à elle seule d’exclure une urgence : demandez rapidement un avis médical, surtout si elle est inhabituelle.

En savoir plus

La douleur à la poitrine peut avoir une origine bénigne, comme une douleur musculaire ou un reflux gastro-œsophagien, mais elle peut aussi révéler un infarctus ou une autre urgence. Il n’est pas possible de se fier uniquement à son intensité, à son emplacement ou à la façon dont elle apparaît pour évaluer sa gravité. Une douleur inhabituelle doit donc être prise au sérieux, en particulier lorsqu’elle s’accompagne d’autres symptômes ou ne disparaît pas rapidement.

Les signes qui imposent d’appeler les secours

Appelez immédiatement les secours si la douleur est nouvelle, dure plus de quelques minutes ou ressemble à une pression, une oppression ou un serrement. L’alerte est également nécessaire en cas d’essoufflement, de malaise, de sueurs, de nausées ou si la douleur s’étend vers un bras, la mâchoire ou le dos. Ces signes peuvent correspondre à un infarctus, mais aussi à d’autres problèmes nécessitant une prise en charge urgente. Il ne faut pas attendre que la douleur devienne très intense ni se rendre soi-même à l’hôpital si les symptômes sont préoccupants : les secours peuvent donner des consignes adaptées et organiser une prise en charge rapide.

Une douleur légère n’exclut pas une urgence

L’absence de douleur spectaculaire ne suffit pas à rassurer. Une douleur thoracique peut être modérée, localisée ou transitoire tout en nécessitant un avis médical. De même, une sensation de brûlure, une douleur qui survient après un repas ou une gêne influencée par la position peuvent évoquer un reflux ou une cause musculaire, sans permettre d’écarter avec certitude une origine cardiaque. La disparition spontanée ou l’amélioration après un antiacide ou un antalgique ne constitue pas non plus un diagnostic. Les caractéristiques de la douleur sont des éléments utiles pour le professionnel de santé, mais elles ne remplacent pas une évaluation médicale.

Des causes bénignes existent, mais elles doivent être distinguées

Une contracture après un effort, une irritation des muscles ou des articulations de la cage thoracique, ainsi qu’un reflux gastro-œsophagien peuvent provoquer une douleur dans la poitrine. D’autres causes, notamment pulmonaires, peuvent également être en jeu. Une crise d’anxiété peut donner une impression d’oppression ou s’accompagner de palpitations, mais il ne faut pas attribuer automatiquement une douleur à l’anxiété avant d’avoir considéré les causes physiques. Seul le contexte, l’examen et, si nécessaire, des examens complémentaires permettent de faire la différence. Une douleur nouvelle ou inhabituelle mérite donc un avis, même si elle semble finalement bénigne.

La conduite à tenir en cas de doute

Si la douleur présente un signe d’alerte, appelez immédiatement les secours et suivez leurs instructions. En attendant, cessez l’effort et installez-vous au repos. Si la douleur est légère, brève ou sans symptôme associé mais reste inhabituelle, demandez rapidement un avis médical au lieu de tenter de poser vous-même un diagnostic. Un professionnel pourra déterminer si une évaluation urgente est nécessaire et rechercher notamment une origine cardiaque. Face à une douleur thoracique, mieux vaut demander un avis inutile que banaliser un symptôme potentiellement grave.

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