Questions sur la technologie

Comment savoir si mon ordinateur est compatible avec Windows 11 ?

La réponse

Pour vérifier la compatibilité de votre ordinateur avec Windows 11, utilisez l'outil de vérification de Microsoft disponible sur leur site officiel. Ce logiciel analyse les composants de votre PC, comme le processeur, la RAM et le stockage, pour s'assurer qu'ils répondent aux exigences minimales. Si votre PC n'est pas compatible, Windows 10 continuera de recevoir des mises à jour jusqu'en 2025.

En savoir plus

La compatibilité avec Windows 11 ne dépend pas uniquement de l’âge ou de la puissance apparente d’un ordinateur. Microsoft exige une combinaison précise de caractéristiques matérielles et de fonctions de sécurité, dont certaines sont difficiles à vérifier à l’œil nu. La méthode la plus fiable consiste donc à utiliser l’outil officiel de vérification proposé par Microsoft : il examine la configuration du PC et indique directement si celui-ci peut exécuter Windows 11.

Utiliser PC Health Check

Microsoft met à disposition l’application PC Health Check, téléchargeable depuis son site officiel. Après son installation, ouvrez-la et lancez la vérification consacrée à Windows 11. Le logiciel compare automatiquement la configuration de l’ordinateur aux exigences du système, notamment le processeur, la mémoire vive, le stockage et certaines fonctions du micrologiciel et de sécurité. Le résultat indique si le PC est compatible. En cas d’échec, l’outil peut également signaler le ou les critères qui ne sont pas respectés. Cette vérification est préférable à une estimation fondée uniquement sur la quantité de mémoire ou l’espace disponible sur le disque.

Les principaux critères à respecter

Windows 11 demande au minimum un processeur compatible de 64 bits cadencé à 1 GHz ou davantage et doté d’au moins deux cœurs. La mémoire vive doit atteindre 4 Go et le support de stockage doit disposer d’au moins 64 Go. L’ordinateur doit aussi utiliser un micrologiciel UEFI compatible avec le démarrage sécurisé, ou Secure Boot, et prendre en charge le TPM 2.0, une fonction de sécurité matérielle ou intégrée au micrologiciel. La carte graphique doit être compatible avec DirectX 12 ou une version ultérieure et utiliser un pilote WDDM 2.0. Ces conditions sont cumulatives : un PC qui possède suffisamment de RAM ou d’espace disque peut malgré tout être déclaré incompatible à cause de son processeur, du TPM ou du micrologiciel.

Vérifier manuellement certains éléments

Une vérification manuelle peut compléter le diagnostic de Microsoft, mais elle ne remplace pas la liste officielle des processeurs compatibles. Les informations générales sur le processeur et la mémoire sont accessibles dans les paramètres système de Windows, tandis que l’espace disponible apparaît dans l’Explorateur de fichiers. La commande « tpm.msc » permet de consulter la présence et la version du TPM lorsque Windows la prend en charge. Les informations système peuvent également renseigner sur le mode BIOS et l’état du démarrage sécurisé. Ces contrôles sont utiles lorsqu’un réglage de sécurité est désactivé, mais il ne faut pas modifier le BIOS ou l’UEFI sans savoir exactement quelle fonction est concernée.

Que faire si le PC n’est pas compatible ?

Le résultat de PC Health Check permet d’identifier la cause de l’incompatibilité. Dans certains cas, le TPM 2.0 ou le Secure Boot est présent mais désactivé et peut être activé dans l’UEFI, selon les possibilités de la machine. En revanche, un processeur absent de la liste officielle ou un matériel dépourvu d’une fonction indispensable ne devient pas compatible par une simple mise à jour logicielle. Il est déconseillé de contourner les contrôles d’installation avec des méthodes non officielles, car Microsoft ne les recommande pas et le fonctionnement ou le support du système peuvent ne pas être garantis. Pour les ordinateurs incompatibles, Windows 10 a continué à recevoir des mises à jour jusqu’en 2025, conformément à la période de support annoncée par Microsoft.

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