Arbres et végétaux

Comment reconnaître facilement un chêne pédonculé d'un chêne sessile en hiver ?

La réponse

En hiver, le chêne pédonculé se reconnaît surtout à ses bourgeons terminaux groupés en bouquet. Le chêne sessile a des bourgeons plus régulièrement répartis sur le rameau. Si des glands sont encore présents, ceux du pédonculé sont portés par un long pédoncule, tandis que ceux du sessile sont presque directement attachés au rameau.

En savoir plus

En hiver, lorsque les feuilles ont disparu, le chêne pédonculé et le chêne sessile peuvent sembler difficiles à distinguer. Leur écorce et leur silhouette varient toutefois selon l’âge et les conditions de croissance, ce qui les rend peu fiables pour une identification rapide. Le meilleur indice se trouve sur les jeunes rameaux : il faut observer la disposition des bourgeons, puis vérifier la présence éventuelle de glands encore accrochés à l’arbre.

Observer les bourgeons

Le chêne pédonculé, ou Quercus robur, possède des bourgeons terminaux regroupés en bouquet à l’extrémité des rameaux. Ce groupement est particulièrement visible sur les petites branches dépourvues de feuilles : plusieurs bourgeons semblent réunis autour du sommet du rameau. Chez le chêne sessile, ou Quercus petraea, les bourgeons sont au contraire répartis de manière plus régulière le long du rameau. Cette différence de disposition constitue le critère hivernal le plus utile, surtout lorsque l’arbre ne porte plus de fruits.

Vérifier les glands lorsqu’ils sont encore présents

Des glands peuvent parfois rester accrochés en hiver, même si beaucoup sont tombés ou ont été consommés par la faune. Leur mode d’attache permet alors de confirmer l’identification. Chez le chêne pédonculé, les glands sont portés par un long pédoncule, c’est-à-dire une petite tige qui les relie au rameau. Chez le chêne sessile, ils sont presque directement attachés au rameau, sans pédoncule visible ou avec un pédoncule très court. Les noms des deux espèces rappellent d’ailleurs cette distinction : « pédonculé » fait référence au pédoncule des glands, tandis que « sessile » signifie qu’ils sont attachés sans support allongé.

Privilégier les indices les plus sûrs

La forme générale de l’arbre, la largeur de la couronne et l’aspect de l’écorce peuvent varier fortement d’un individu à l’autre. Ils ne doivent donc pas remplacer l’examen des rameaux. De même, les feuilles sèches parfois retenues sur les branches ne constituent pas le meilleur critère pour une observation en hiver. En pratique, il suffit de rechercher un rameau accessible, d’observer si ses bourgeons terminaux sont groupés en bouquet ou régulièrement distribués, puis de regarder l’attache des éventuels glands. L’association de ces deux indices permet généralement de distinguer le chêne pédonculé du chêne sessile sans se fier à la silhouette de l’arbre.

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