Comment les moustiques transmettent-ils des maladies comme la malaria ?
La réponse
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La transmission de la malaria repose sur un passage du parasite Plasmodium entre l’être humain et le moustique. Elle est assurée par des moustiques femelles du genre Anopheles : une femelle peut acquérir le parasite en piquant une personne infectée, puis le transmettre lors d’une piqûre ultérieure. Le moustique ne provoque donc pas directement la maladie ; il sert de vecteur au cours d’un cycle biologique qui permet au Plasmodium de passer d’un hôte à l’autre.
Pourquoi les femelles transmettent la malaria
Les moustiques mâles se nourrissent principalement de nectar et de sucs végétaux. Les femelles, elles, prennent aussi des repas de sang, car les protéines contenues dans celui-ci leur permettent de produire leurs œufs. Lorsqu’une femelle Anopheles pique une personne porteuse du Plasmodium, elle prélève du sang contenant notamment des gamétocytes, qui sont les formes sexuées du parasite. Tous les moustiques ne transmettent pas la malaria : seules certaines espèces et certaines populations de moustiques Anopheles sont des vecteurs efficaces.
Le développement du parasite dans le moustique
Après son ingestion, le Plasmodium poursuit une partie de son cycle dans le moustique. Les gamétocytes se transforment et s’unissent dans l’intestin de l’insecte ; le parasite se développe ensuite à travers plusieurs stades avant de produire des sporozoïtes. Ceux-ci gagnent les glandes salivaires du moustique. La durée de cette évolution dépend notamment de l’espèce du parasite, de l’espèce du moustique et de la température. Le moustique devient alors capable d’infecter un nouvel être humain lors d’un repas sanguin ultérieur.
De la piqûre à l’infection humaine
Lorsqu’une femelle infectée pique une personne saine, elle injecte de la salive pour faciliter l’absorption du sang. Cette salive peut contenir des sporozoïtes de Plasmodium, qui pénètrent dans l’organisme humain. Ils gagnent d’abord le foie, où ils se multiplient, puis libèrent des formes appelées mérozoïtes dans la circulation sanguine. Les mérozoïtes envahissent les globules rouges et s’y multiplient ; cette phase sanguine est à l’origine des manifestations de la malaria. Certains parasites se différencient ensuite en gamétocytes, susceptibles d’être prélevés par un autre moustique lors d’une nouvelle piqûre.
Une transmission concentrée dans certaines régions
La malaria reste une maladie majeure de santé publique. Elle tue chaque année des centaines de milliers de personnes, principalement en Afrique subsaharienne, où les conditions climatiques favorisent la présence des moustiques vecteurs et le développement du parasite. La prévention vise notamment à réduire les piqûres grâce aux moustiquaires imprégnées d’insecticide et à limiter la présence des moustiques dans les habitations. Ces mesures interrompent le cycle en empêchant le moustique infecté d’atteindre un nouvel hôte humain ou en réduisant le nombre de femelles susceptibles d’acquérir puis de transmettre le Plasmodium.
