Comment les méduses se déplacent-elles dans l'eau ?
La réponse
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Les méduses se déplacent dans l’eau grâce à leur ombrelle, cette partie souple et arrondie qui donne à leur corps son aspect de cloche. Elles ne possèdent ni nageoires ni squelette, mais leurs tissus musculaires leur permettent de produire un mouvement régulier. En contractant puis en relâchant leur ombrelle, elles expulsent de l’eau et avancent par petites impulsions. Cette nage leur fournit une certaine capacité de déplacement, même si leurs trajectoires restent largement influencées par les courants marins.
Une propulsion créée par les contractions
Lorsque les muscles de l’ombrelle se contractent, la cloche se resserre et chasse une partie de l’eau située sous le corps. L’eau est poussée vers l’arrière ; en réaction, la méduse est propulsée vers l’avant. Quand les muscles se relâchent, l’ombrelle reprend progressivement sa forme initiale, puis le cycle recommence. La répétition de ces contractions rythmiques produit une nage faite de pulsations successives. Ce mécanisme ne correspond pas à une nage continue comme celle d’un poisson, mais il est suffisamment efficace pour permettre à la méduse de se déplacer dans la colonne d’eau.
Une nage souvent associée à la dérive
La propulsion par l’ombrelle permet à la méduse de modifier sa position, mais elle ne lui donne généralement pas le même contrôle de son déplacement qu’aux animaux nageurs plus puissants. Les courants, les marées et les mouvements de l’eau jouent donc un rôle important dans ses trajets. En combinant ses pulsations avec ces flux, elle peut flotter, se maintenir dans une zone de la colonne d’eau ou changer progressivement de profondeur. Cette stratégie limite sa dépense d’énergie : au lieu de lutter en permanence contre l’eau, la méduse alterne ses contractions avec des phases où elle se laisse davantage porter.
Des capacités variables selon les espèces
Toutes les méduses n’ont pas la même aptitude à nager. Les cubozoaires, dont le corps en forme de boîte possède une ombrelle plus structurée, peuvent effectuer des déplacements actifs et relativement précis. D’autres méduses nagent plus lentement et dépendent davantage des courants. La forme de l’ombrelle, la puissance des muscles et le rythme des contractions influencent donc leur vitesse et leur maniabilité. Il faut aussi distinguer les véritables méduses d’autres organismes parfois associés à tort à ce groupe : la physalie est un siphonophore flottant, tandis que Mnemiopsis leidyi est un cténophore. Leur mode de déplacement ne doit pas être présenté comme celui des méduses.
