Comment les astronautes font-ils pour dormir dans l'espace ?
La réponse
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Dans un véhicule spatial, dormir ne consiste pas à s’allonger sur un lit. En microgravité, le corps n’est plus plaqué contre une surface et peut se déplacer dès qu’il n’est pas maintenu. Les astronautes utilisent donc un aménagement spécialement prévu pour le repos, qui leur permet de rester à leur place tout en limitant les mouvements gênants dans la cabine.
Un sac fixé à la paroi
Les astronautes dorment dans des sacs de couchage attachés aux murs ou aux surfaces intérieures des modules spatiaux. Cette fixation les empêche de flotter librement pendant leur sommeil et évite qu’ils ne dérivent vers un équipement ou vers un autre membre de l’équipage. Le sac ne joue toutefois pas exactement le même rôle qu’un lit terrestre : il maintient le corps dans une zone déterminée, sans imposer une véritable position horizontale, puisque l’espace ne possède ni sol ni plafond au sens habituel.
Maintenir le corps et conserver la chaleur
Les sacs de couchage sont conçus pour retenir la chaleur corporelle et peuvent être complétés par des couvertures. Des filets ou d’autres dispositifs de maintien limitent les mouvements involontaires durant le sommeil. Les astronautes doivent également maintenir ou attacher leur tête afin qu’elle ne bouge pas trop librement. Ces précautions contribuent à rendre le repos plus stable et plus confortable, tout en réduisant le risque de contacts accidentels avec les parois et les appareils du module.
Un sommeil organisé comme une activité de bord
Le matériel ne suffit pas à garantir une bonne nuit : les astronautes suivent aussi des horaires de sommeil planifiés. À bord de la Station spatiale internationale, les fenêtres et les éclairages peuvent être utilisés pour aider à reproduire une alternance entre période de travail et période de repos. Des masques peuvent également servir à réduire la lumière. Malgré ces aménagements, dormir en microgravité demande une période d’adaptation, car les repères habituels du corps — la sensation d’un matelas, le poids du corps et la distinction entre haut et bas — ont disparu.
