Comment investir dans des actions d'entreprises étrangères depuis la France ?
La réponse
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Investir dans des actions d’entreprises étrangères depuis la France est principalement une démarche d’intermédiation financière : l’épargnant ouvre un compte auprès d’une banque ou d’un courtier, y dépose des fonds, puis transmet des ordres sur les marchés accessibles. Cette opération permet de diversifier un portefeuille au-delà des sociétés françaises, mais elle nécessite de vérifier l’accès réel aux places boursières visées, les frais appliqués et les règles fiscales liées aux revenus étrangers.
Choisir le compte adapté
Le compte-titres ordinaire est la solution la plus souple pour acheter des actions de sociétés situées en Europe, aux États-Unis ou dans d’autres régions du monde, sous réserve que la banque ou le courtier propose ces marchés. Lors de l’ouverture, l’établissement vérifie l’identité et la situation de l’investisseur, puis demande généralement des informations sur ses connaissances et son expérience financières. Il faut ensuite comparer les marchés disponibles, les devises prises en charge, la qualité du service et les conditions de sécurité de l’intermédiaire. Le Plan d’épargne en actions peut convenir à certains titres européens, mais son univers d’investissement est encadré et toutes les actions étrangères ne sont pas éligibles. Pour une action précise, il est donc nécessaire de vérifier le type de compte autorisé avant de passer l’ordre.
Sélectionner les titres et passer un ordre
Une fois le compte approvisionné, l’investisseur recherche l’entreprise à partir de son nom ou de son identifiant boursier, vérifie la place de cotation ainsi que la devise de négociation, puis indique le nombre d’actions souhaité. Il choisit également les caractéristiques de l’ordre, notamment sa durée de validité et, selon les possibilités offertes, un ordre au marché ou un ordre assorti d’une limite de prix. Après transmission, l’ordre n’est exécuté que si les conditions du marché le permettent. Il est prudent de consulter les documents financiers de l’entreprise, son secteur d’activité, sa situation géographique et les risques associés plutôt que de se fonder uniquement sur les performances passées du cours.
Examiner les frais et le change
Le coût d’un investissement international ne se limite pas au prix de l’action. Le courtier peut facturer des frais de courtage à l’achat et à la vente, auxquels peuvent s’ajouter des frais de conversion entre l’euro et la devise du titre. Selon l’établissement, il peut aussi exister des droits de garde, des frais de tenue de compte, des frais liés à certaines places étrangères ou des coûts pour les transferts de titres et de liquidités. Les tarifs doivent être consultés dans la grille de l’intermédiaire, y compris les éventuels frais facturés par des intervenants ou des marchés étrangers. En outre, une variation de la devise peut augmenter ou diminuer la valeur exprimée en euros, indépendamment de l’évolution du cours de l’action dans sa monnaie de cotation.
Prendre en compte la fiscalité et les risques
Pour un résident fiscal français, les dividendes et les plus-values réalisées sur un compte-titres sont soumis aux règles fiscales françaises en vigueur, avec des modalités qui peuvent dépendre du choix d’imposition et de la situation personnelle. Les dividendes étrangers peuvent également subir une retenue à la source dans le pays de l’entreprise. Une convention fiscale entre la France et ce pays peut prévoir un mécanisme destiné à éviter ou à limiter la double imposition, mais son application dépend du cas concerné et des justificatifs disponibles. Il faut donc conserver les relevés fiscaux et vérifier les obligations déclaratives. Enfin, l’investissement comporte les risques habituels de baisse du marché, auxquels peuvent s’ajouter les risques de change, de liquidité, de réglementation et de situation politique du pays concerné. La diversification internationale réduit la dépendance à un seul marché, sans supprimer le risque de perte en capital.
