Fonctionnement du corps humain

Comment fonctionne le réflexe rotulien et à quoi sert-il ?

La réponse

Le réflexe rotulien, ou réflexe patellaire, est un mouvement involontaire de la jambe qui se produit quand on frappe le tendon sous la rotule avec un marteau à réflexes. Il teste l'intégrité des nerfs et de la moelle épinière. Ce réflexe permet au corps de réagir rapidement à un étirement musculaire, protégeant ainsi contre les chutes ou les blessures.

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Le réflexe rotulien, aussi appelé réflexe patellaire, est le mouvement involontaire d’extension de la jambe observé lorsqu’un professionnel de santé frappe doucement le tendon situé sous la rotule à l’aide d’un marteau à réflexes. Ce geste très bref provoque un étirement du quadriceps, le muscle situé à l’avant de la cuisse. La réponse obtenue renseigne sur le fonctionnement d’un circuit nerveux rapide et sert notamment à vérifier l’intégrité de certains nerfs et des segments correspondants de la moelle épinière.

Un étirement transformé en mouvement

Le coup porté sur le tendon rotulien transmet une traction au quadriceps et étire momentanément ses fibres. Des récepteurs sensoriels présents dans le muscle, les fuseaux neuromusculaires, détectent cet étirement. Ils transmettent alors un signal par des fibres sensitives, notamment par le nerf fémoral, jusqu’à la moelle épinière. Dans celle-ci, le message active rapidement les neurones moteurs qui commandent le quadriceps. Le muscle se contracte et entraîne l’extension de la jambe au niveau du genou. Le circuit est dit réflexe parce que la réponse est déclenchée sans décision consciente et qu’elle peut se produire très rapidement. Le cerveau n’est toutefois pas totalement étranger au phénomène : il peut recevoir des informations sur la stimulation et moduler l’activité des circuits réflexes, même si son intervention n’est pas nécessaire pour déclencher le mouvement.

Un mécanisme utile à la posture

Le réflexe rotulien appartient aux réflexes d’étirement, ou réflexes ostéotendineux. Plus largement, ces réflexes aident les muscles à réagir lorsqu’ils sont brusquement étirés et contribuent au maintien du tonus musculaire et de la stabilité du corps. Dans la vie courante, un ajustement rapide de l’activité des muscles des jambes peut aider à conserver l’équilibre lors d’un changement de position ou d’un déséquilibre. Le réflexe rotulien ne constitue pas à lui seul un système complet de protection, mais il participe à cette régulation automatique et peut ainsi contribuer à limiter le risque de chute ou de blessure lié à une perte de stabilité.

Ce que le test permet d’évaluer

Lors de l’examen neurologique, le professionnel compare généralement la réponse des deux jambes. Un réflexe diminué ou absent peut orienter vers une perturbation de la voie sensitive ou motrice impliquée, du nerf concerné ou des segments de la moelle épinière sollicités par ce circuit. À l’inverse, une réponse particulièrement vive peut être associée à une atteinte des voies nerveuses qui contrôlent normalement les réflexes depuis le système nerveux central. Ces observations ne suffisent pas, à elles seules, à poser un diagnostic : elles sont interprétées avec les autres signes de l’examen, notamment la force musculaire, la sensibilité et la coordination. Le réflexe rotulien fournit donc une information simple, rapide et utile sur l’intégrité des nerfs et de la moelle épinière, tout en illustrant la capacité du système nerveux à produire une réponse automatique à un étirement musculaire.

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