Comment fonctionne l'élection présidentielle en France ?
La réponse
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L’élection présidentielle française désigne directement le chef de l’État au suffrage universel. Organisée selon un scrutin majoritaire à deux tours, elle vise à donner au président élu une majorité absolue des suffrages exprimés, soit dès le premier tour, soit à l’issue d’un second affrontement entre les deux candidats arrivés en tête. Le mandat présidentiel dure cinq ans et la Constitution encadre également les possibilités de réélection.
La candidature et la campagne
Pour participer à l’élection, un candidat doit notamment recueillir 500 présentations d’élus habilités, couramment appelées « parrainages ». Ces présentations doivent provenir d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer différents. Le Conseil constitutionnel vérifie les candidatures et établit la liste officielle des candidats. La campagne électorale est ensuite soumise à des règles concernant notamment son financement, les dépenses engagées et la couverture audiovisuelle, afin d’encadrer la compétition entre les candidats.
Le premier et le second tour
Au premier tour, les électeurs choisissent parmi tous les candidats officiellement enregistrés. Pour être élu dès cette étape, il faut obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés, c’est-à-dire plus de la moitié des votes valablement exprimés. Si aucun candidat n’atteint ce seuil, un second tour est organisé deux semaines plus tard. Il oppose uniquement les deux candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix au premier tour. Les électeurs doivent alors choisir entre eux, et celui qui recueille la majorité des suffrages exprimés est élu président de la République.
La durée du mandat et la réélection
Le président est élu pour cinq ans : cette durée, appelée quinquennat, a remplacé le septennat à la suite de la réforme approuvée par référendum en 2000 et appliquée pour la première fois lors de l’élection de 2002. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels consécutifs. Cette règle limite donc l’enchaînement immédiat des mandats, sans instaurer une limite au nombre total de mandats pouvant être exercés au cours d’une vie politique. Le Conseil constitutionnel intervient enfin dans le contrôle de la régularité du scrutin et dans la proclamation des résultats définitifs.
