Combien de volcans actifs y a-t-il sur Terre ?
La réponse
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La Terre compte environ 1 500 volcans actifs. Ce nombre ne correspond pas aux seuls volcans actuellement en éruption : il inclut aussi des édifices qui ont connu une activité relativement récente à l’échelle géologique et qui pourraient se réveiller. Chaque année, une soixantaine de volcans entrent en éruption, mais la plupart restent silencieux pendant de longues périodes. Le décompte demeure une estimation, car il dépend de la définition retenue pour le terme « actif » et de la difficulté à recenser les volcans sous-marins.
Un volcan actif n’est pas toujours en éruption
Dans le langage courant, un volcan actif est souvent imaginé comme une montagne qui émet régulièrement de la lave ou des cendres. En volcanologie, la notion est plus large. Elle désigne généralement un volcan dont l’histoire éruptive récente montre qu’il peut encore entrer en activité. Certains signes, comme des séismes, des émissions de gaz, des déformations du sol ou une forte activité thermique, peuvent également être surveillés, mais leur absence ne suffit pas à rendre un volcan définitivement éteint. Ainsi, un volcan peut rester calme pendant des siècles ou des millénaires tout en étant considéré comme susceptible de se réveiller. À l’inverse, un volcan éteint est réputé ne plus disposer des conditions nécessaires à une nouvelle éruption, même si cette distinction n’est pas toujours absolument certaine.
La ceinture de feu du Pacifique concentre une grande partie des volcans
La majorité des volcans actifs se trouvent autour de l’océan Pacifique, dans la ceinture de feu du Pacifique. Cette vaste zone suit les limites de plusieurs plaques tectoniques, notamment là où une plaque plonge sous une autre. Ces phénomènes de subduction favorisent la production de magma et expliquent la présence de nombreux volcans dans des régions comme le Japon, l’Indonésie, les Philippines, la Nouvelle-Zélande, la côte occidentale des Amériques et les Andes. La tectonique des plaques n’explique toutefois pas toute l’activité volcanique : des éruptions se produisent aussi dans des zones où les plaques s’écartent, comme les dorsales océaniques, ainsi que dans certains secteurs liés à des remontées de magma à l’intérieur des plaques.
Des volcans endormis peuvent se réveiller
Parmi les quelque 1 500 volcans actifs, beaucoup ne connaissent pas d’éruption au moment où ils sont étudiés. Ils sont parfois qualifiés de dormants ou d’endormis. Ce qualificatif ne signifie pas qu’ils sont définitivement inoffensifs : il indique surtout qu’ils traversent une période de repos. Le Vésuve, en Italie, en est un exemple connu. Sa dernière éruption remonte à 1944, mais il demeure surveillé en raison de son histoire éruptive et de sa capacité potentielle à reprendre son activité. Cette possibilité explique pourquoi les observatoires volcaniques suivent les séismes, les gaz, la température et les mouvements du sol autour des édifices les plus sensibles.
Un recensement qui inclut les volcans sous-marins
Le chiffre de 1 500 englobe des volcans visibles sur les continents et les îles, mais aussi des volcans sous-marins. Une grande partie de l’activité volcanique terrestre se déroule en effet au fond des océans, notamment le long des dorsales où se forme une nouvelle croûte océanique. Ces éruptions sont souvent difficiles à observer directement et ne présentent pas toujours les mêmes risques pour les populations que les volcans continentaux. Le nombre annoncé doit donc être compris comme un ordre de grandeur plutôt que comme un inventaire définitif. Il permet néanmoins de mesurer l’ampleur d’une activité géologique permanente : environ soixante volcans sont en éruption au cours d’une année donnée, tandis que les autres restent en sommeil, parfois pendant plusieurs siècles.
