Animaux du monde

Combien de temps certaines espèces d’escargots peuvent-elles rester en dormance ?

La réponse

Certaines espèces d’escargots peuvent rester en dormance jusqu’à environ trois ans dans des conditions très défavorables, notamment lors de sécheresses ou de grands froids. Il s’agit d’estivation ou d’hibernation, plutôt que de sommeil continu au sens strict.

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Chez certaines espèces d’escargots, la dormance constitue une stratégie de survie lorsque le milieu devient trop sec ou trop froid. Dans des conditions particulièrement défavorables, cette période d’inactivité peut se prolonger jusqu’à environ trois ans. Il ne s’agit toutefois pas d’un sommeil continu au sens courant du terme : l’animal ralentit fortement son activité et son métabolisme, mais ses fonctions vitales ne disparaissent pas. La durée de cette dormance dépend notamment de l’espèce, de la température, de l’humidité et de la capacité de l’escargot à conserver ses réserves.

Deux formes de dormance

Lorsque le manque d’eau et la chaleur menacent sa survie, l’escargot peut entrer en estivation. Cette phase lui permet de traverser une période de sécheresse en limitant les pertes d’humidité. Dans les régions où les températures deviennent très basses, il peut au contraire adopter une forme d’hibernation. Ces deux phénomènes répondent donc à des contraintes différentes, même s’ils reposent sur un principe comparable : réduire les déplacements, l’alimentation et les dépenses énergétiques jusqu’au retour de conditions plus favorables. Chez de nombreuses espèces, la dormance reste saisonnière et dure une partie de la période défavorable. La durée exceptionnelle d’environ trois ans concerne seulement certaines espèces ou certaines situations particulièrement difficiles, et ne constitue pas la durée habituelle de repos de tous les escargots.

Une protection contre la déshydratation

Pour rester en dormance, l’escargot se retire généralement dans sa coquille et peut en fermer l’ouverture par une pellicule de mucus durci, souvent appelée épiphragme. Cette barrière réduit les échanges avec l’extérieur et contribue à limiter la perte d’eau. L’animal abaisse également son activité métabolique et vit sur les réserves qu’il a accumulées avant la période défavorable. Ces mécanismes ne le rendent pas invulnérable : une sécheresse trop longue, un froid trop intense ou des réserves insuffisantes peuvent entraîner sa mort. Ils augmentent cependant ses chances de survivre à des conditions qui ne lui permettraient plus de se nourrir ou de se déplacer normalement.

Un phénomène variable et réversible

Il n’existe pas une durée unique de dormance valable pour tous les escargots. Certaines espèces reprennent leur activité après une période relativement courte, tandis que d’autres peuvent rester inactives pendant de nombreux mois et, dans des circonstances extrêmes, atteindre environ trois ans. La reprise intervient lorsque l’humidité et la température redeviennent compatibles avec leur activité. L’escargot se réhydrate alors progressivement, se débarrasse de la protection qui fermait sa coquille et recommence à se déplacer et à s’alimenter. Parler de « sommeil de trois ans » serait donc trompeur : il s’agit d’une dormance adaptative, liée à la sécheresse ou au froid, dont la durée maximale varie selon les espèces et les conditions de survie.

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