Révolution française

Combien de temps a duré la Terreur pendant la Révolution française ?

La réponse

La Terreur s'est déroulée entre juin 1793 et juillet 1794, soit environ un an. Cette période, dirigée par Robespierre et le Comité de salut public, a été marquée par des milliers d'exécutions pour trahison ou opposition au régime révolutionnaire. Elle s'est terminée avec la chute de Robespierre lors du 9 Thermidor.

En savoir plus

La Terreur est généralement située entre juin 1793 et juillet 1794, soit environ un an dans le déroulement de la Révolution française. Cette période correspond à la mise en place d’un gouvernement d’exception, dans un contexte de guerre extérieure, d’insurrections intérieures et de fortes tensions politiques. Elle se termine avec la chute de Maximilien de Robespierre lors du 9 Thermidor, les 27 et 28 juillet 1794.

Une période d’environ un an

La Terreur ne possède pas de date officielle de début comparable à la fondation d’un régime, mais les historiens la font généralement commencer en juin 1793. Cette borne est notamment associée à l’arrestation des députés girondins, le 2 juin, qui renforce le poids politique des Montagnards au sein de la Convention nationale. La période s’achève en juillet 1794, lorsque Robespierre et ses principaux alliés sont renversés puis exécutés. Entre le début de juin 1793 et la fin de juillet 1794, la Terreur dure donc un peu plus d’un an, même si ses formes et son intensité évoluent au fil des mois.

Le gouvernement révolutionnaire

La Terreur s’inscrit dans le fonctionnement du gouvernement révolutionnaire, instauré pour faire face aux menaces pesant sur la République. Le Comité de salut public joue un rôle central dans la conduite de la guerre et dans les grandes orientations politiques. Robespierre y entre en juillet 1793 et devient l’une de ses figures les plus influentes, sans être le seul responsable des décisions prises. Le Comité de sûreté générale intervient de son côté dans la police politique et la surveillance des suspects. Ces organes restent liés à la Convention nationale, qui vote les principales mesures d’exception et encadre les institutions révolutionnaires.

Une répression institutionnalisée

La répression s’intensifie avec plusieurs mesures adoptées par la Convention. La loi des suspects, votée le 17 septembre 1793, élargit les catégories de personnes pouvant être arrêtées en raison de leur attitude ou de leurs liens supposés avec les adversaires de la Révolution. Le Tribunal révolutionnaire juge les personnes accusées de crimes contre la République, tandis que les représentants en mission et les autorités locales participent à l’application des politiques de répression dans les départements. La loi du 22 prairial an II, adoptée le 10 juin 1794, réduit encore les garanties accordées aux accusés devant le Tribunal révolutionnaire et accélère les condamnations. Des milliers de personnes sont exécutées, notamment pour trahison ou opposition au régime révolutionnaire, tandis que d’autres meurent en détention ou dans le cadre de la répression des insurrections.

La chute de Robespierre et la fin de la Terreur

Au printemps et à l’été 1794, la concentration du pouvoir et l’intensification des condamnations alimentent les oppositions contre Robespierre et ses alliés. Le 9 Thermidor an II, correspondant au 27 juillet 1794, Robespierre est arrêté après une séance tumultueuse de la Convention. Mis hors la loi, il est guillotiné le lendemain avec plusieurs de ses partisans. Cet épisode, appelé la réaction thermidorienne, marque la fin de la Terreur en tant que système politique dominant. La répression et les conflits ne disparaissent toutefois pas instantanément, mais les institutions et les pratiques mises en place pendant cette période sont progressivement remises en cause après la chute de Robespierre.

CultureG.org