Combien de régions compte la France métropolitaine depuis 2016 ?
La réponse
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Depuis la réforme territoriale entrée en vigueur le 1er janvier 2016, la France métropolitaine est structurée en 13 régions, contre 22 auparavant. Cette réorganisation administrative, portée par la loi n° 2015-29 du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions, vise à rationaliser la gestion territoriale et à améliorer l’efficacité des politiques publiques locales. Elle marque une étape importante dans l’histoire de l’organisation régionale française, tout en préservant les spécificités historiques et géographiques de chaque territoire.
Une réforme pour des régions plus grandes et plus fortes
L’objectif principal de la réforme était de créer des régions plus vastes, capables de peser davantage dans les négociations européennes et de mutualiser les ressources pour des services publics plus performants. Par exemple, la fusion de la région Aquitaine avec le Limousin et Poitou-Charentes a donné naissance à la Nouvelle-Aquitaine, devenue la plus grande région de France métropolitaine en superficie. De même, la fusion de la Basse-Normandie et de la Haute-Normandie a abouti à la création de la région Normandie, renforçant ainsi la cohésion territoriale entre les départements côtiers et intérieurs.
Des fusions qui ont modifié le paysage régional
Parmi les fusions les plus marquantes, celle entre le Rhône et l’Auvergne a formé l’Auvergne-Rhône-Alpes, une région regroupant des territoires aussi divers que Lyon, les Alpes ou le Massif central. La région Grand Est est née de la fusion de l’Alsace, de la Champagne-Ardenne et de la Lorraine, tandis que l’Occitanie a absorbé le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Ces regroupements ont parfois suscité des débats, notamment en Alsace, où une partie de la population souhaitait une région autonome en raison de son identité culturelle et linguistique forte.
Un impact variable selon les territoires
L’impact de la réforme n’a pas été uniforme. Certaines régions, comme la Bretagne ou les Pays de la Loire, ont conservé leur périmètre initial, tandis que d’autres, comme la Provence-Alpes-Côte d’Azur, ont vu leur structure inchangée. En revanche, des territoires comme la Corse, qui dispose d’un statut particulier, ont conservé une organisation distincte. Les régions ultramarines, quant à elles, n’ont pas été concernées par cette réforme et sont restées au nombre de cinq : Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte, qui a rejoint l’ensemble en 2011.
Des défis persistants malgré la réforme
Malgré la création de ces nouvelles entités, des critiques subsistent quant à l’efficacité réelle de la réforme. Certains élus locaux dénoncent une centralisation accrue au sein des métropoles régionales, laissant les zones rurales en retrait. D’autres soulignent les difficultés d’intégration des services administratifs et des cultures territoriales, notamment dans les régions fusionnées où les identités locales étaient très marquées. Ces enjeux rappellent que la réforme territoriale, bien que nécessaire, ne résout pas à elle seule les disparités entre les territoires.