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Combien de piliers compte l'islam ?

La réponse

L'islam compte cinq piliers, qui sont les fondements de la pratique religieuse musulmane. Ces piliers incluent la profession de foi (shahada), la prière cinq fois par jour (salat), l'aumône légale (zakat), le jeûne du mois de Ramadan (sawm) et le pèlerinage à La Mecque (Hajj) au moins une fois dans sa vie pour ceux qui en ont les moyens.

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L'islam, deuxième religion la plus répandue au monde avec plus d'1,8 milliard de fidèles, repose sur cinq obligations religieuses fondamentales appelées les "piliers de l'islam". Ces principes structurent la vie spirituelle et sociale des musulmans, transcendant les différences culturelles et géographiques. Ils incarnent les fondements doctrinaux et pratiques qui unifient la communauté musulmane, connue sous le nom d'oumma. Ces piliers ne sont pas de simples rites, mais des actes de dévotion qui renforcent le lien entre le croyant et Dieu, tout en encadrant les relations entre les individus et la société.

Les fondements de la foi musulmane

Le premier pilier, la shahada (profession de foi), constitue l'acte par lequel une personne devient musulmane. Elle se compose de deux déclarations : "J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que Muhammad est Son messager". Cette formule résume l'essence du monothéisme islamique (tawhid), rejetant toute forme d'idolâtrie. Historiquement, la shahada a joué un rôle central dans l'expansion de l'islam, notamment lors de la prédication du prophète Muhammad au VIIe siècle, en Arabie. Elle est récitée quotidiennement par les musulmans, que ce soit dans les prières ou en de nombreuses occasions de la vie courante.

La prière, un lien quotidien avec le divin

Le deuxième pilier, la salat (prière rituelle), doit être accomplie cinq fois par jour : à l'aube, à midi, l'après-midi, au coucher du soleil et la nuit. Ces prières, réalisées en direction de La Mecque, sont précédées par des ablutions (wudu) et suivent une structure précise, incluant des récitations du Coran et des gestes codifiés. La salat n'est pas seulement un acte individuel de dévotion, mais aussi un moment de rassemblement communautaire, renforçant la cohésion sociale. Les mosquées, lieux dédiés à ces prières, jouent un rôle clé dans la vie des musulmans, notamment lors des prières du vendredi (salat al-jumu'ah), qui rassemblent des fidèles du monde entier.

L'aumône, un devoir de solidarité

La zakat (aumône légale) représente le troisième pilier et constitue une obligation financière pour les musulmans dont les revenus dépassent un certain seuil. Elle consiste à redistribuer 2,5 % des économies annuelles aux nécessiteux, sous forme de dons en argent ou en nature. Contrairement à la charité volontaire (sadaqa), la zakat est un impôt religieux obligatoire, mentionné dans le Coran et la tradition prophétique. Son objectif est de réduire les inégalités sociales et de purifier les biens de ceux qui la versent. Historiquement, des systèmes de collecte et de redistribution de la zakat ont été mis en place dès les premiers siècles de l'islam, notamment sous le califat des Omeyyades et des Abbassides.

Le jeûne, une épreuve spirituelle et physique

Le quatrième pilier, le sawm (jeûne du mois de Ramadan), est observé par les musulmans adultes et en bonne santé pendant le neuvième mois du calendrier islamique. Ce jeûne, qui s'étend de l'aube au coucher du soleil, interdit toute consommation de nourriture, de boisson, de tabac et de relations intimes. Il s'agit d'une épreuve spirituelle visant à développer la patience, la gratitude et l'empathie envers les plus démunis. Le Ramadan est également un mois de réflexion et de lecture du Coran, considéré comme révélé durant cette période. La rupture du jeûne (iftar) est souvent marquée par des repas collectifs, renforçant les liens familiaux et communautaires.

Le pèlerinage, un voyage vers la purification

Le cinquième pilier, le Hajj (pèlerinage à La Mecque), est une obligation pour tout musulman physiquement et financièrement capable de l'accomplir au moins une fois dans sa vie. Ce pèlerinage se déroule durant le mois de Dhu al-Hijja et comprend plusieurs rites, dont la circumambulation autour de la Kaaba, la station sur la plaine d'Arafat et le lancer de cailloux à Mina. Ces rites commémorent des épisodes de la vie du prophète Ibrahim (Abraham) et de sa famille, notamment l'épisode du sacrifice d'Ismaël. Le Hajj symbolise l'égalité et l'unité des musulmans, indépendamment de leur origine ou de leur statut social, car tous portent les mêmes vêtements blancs (ihram).