Combien de pays font partie de la zone euro en 2023 ?
La réponse
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En 2023, la zone euro compte 20 pays de l’Union européenne ayant adopté l’euro comme monnaie officielle. Elle constitue le volet monétaire de l’Union économique et monétaire européenne et repose sur une politique monétaire commune conduite par la Banque centrale européenne. La zone euro ne recouvre toutefois pas l’ensemble de l’Union européenne : plusieurs États membres n’utilisent pas encore l’euro, tandis que le Danemark bénéficie d’une clause d’exemption.
Les vingt pays de la zone euro
En 2023, les membres de la zone euro sont l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, Chypre, la Croatie, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, le Portugal, la Slovaquie et la Slovénie. Ces États partagent la même monnaie et leurs banques centrales participent, avec la Banque centrale européenne, à l’Eurosystème. La politique monétaire, notamment la fixation des taux directeurs, est donc définie à l’échelle de la zone euro, alors que de nombreuses politiques économiques et budgétaires restent de la responsabilité des gouvernements nationaux.
La Croatie devient le vingtième membre
Le nombre de membres est passé à 20 le 1er janvier 2023, lorsque la Croatie a adopté l’euro. Elle a ainsi succédé à la Lituanie, entrée dans la zone euro en 2015, et est devenue le vingtième pays à utiliser la monnaie unique. Cette adoption a été précédée par la participation de la Croatie au mécanisme de taux de change européen, qui permet de vérifier la stabilité de la monnaie nationale avant l’entrée dans la zone euro. En 2023, la Bulgarie et la Roumanie ne font pas encore partie de la zone euro, même si certains États non membres poursuivent des démarches en vue d’une future adoption. Le Danemark, de son côté, dispose d’un statut particulier qui lui permet de ne pas adopter l’euro.
Des critères de convergence à respecter
L’entrée dans la zone euro est encadrée par les critères de convergence issus du traité de Maastricht. Ils concernent notamment la stabilité des prix, la situation des finances publiques, la stabilité du taux de change et le niveau des taux d’intérêt à long terme. Parmi les références les plus connues figurent un déficit public inférieur à 3 % du produit intérieur brut et une dette publique inférieure à 60 % du PIB, ou se rapprochant suffisamment de cette valeur. Un pays candidat doit également avoir maintenu sa monnaie dans le mécanisme de taux de change européen pendant une période déterminée sans tensions importantes et adapter sa législation, notamment pour garantir l’indépendance de sa banque centrale. Ces critères servent à préparer l’intégration monétaire, mais leur respect n’est pas nécessairement permanent après l’adhésion : certains membres peuvent ensuite s’écarter de plusieurs seuils, en particulier pour le déficit ou la dette.
Une monnaie commune, mais des économies différentes
L’euro facilite les échanges entre les pays participants en supprimant les conversions monétaires et les variations de change à l’intérieur de la zone. Il rend aussi plus directement comparables les prix et simplifie les paiements transfrontaliers. En contrepartie, les États membres ne disposent plus d’une politique monétaire nationale ni de la possibilité de dévaluer leur propre monnaie pour répondre seuls à une difficulté économique. La zone euro doit donc coordonner ses politiques économiques et financières afin de préserver sa stabilité. L’existence d’une monnaie unique n’efface pas les écarts de productivité, de croissance, de dette ou de compétitivité entre les membres ; c’est pourquoi la gouvernance économique et le respect des règles communes demeurent des enjeux importants de l’Union économique et monétaire.
