Institutions européennes

Combien de langues officielles l'Union européenne reconnaît-elle en 2024 ?

La réponse

En 2024, l'Union européenne reconnaît officiellement 24 langues. Chaque État membre peut choisir une ou plusieurs langues officielles de l'UE, et toutes ces langues ont un statut égal dans les institutions européennes. L'irlandais et le maltais font partie des langues les plus récemment ajoutées.

En savoir plus

En 2024, l’Union européenne reconnaît officiellement 24 langues. Ce régime linguistique traduit la diversité des 27 États membres et garantit que les langues désignées ont le même statut juridique dans les institutions européennes. Le multilinguisme ne signifie toutefois pas que chaque réunion interne se déroule systématiquement dans les 24 langues : les modalités concrètes varient selon les institutions et les situations. Il impose en revanche des obligations précises pour les textes législatifs, les documents officiels et les échanges avec les citoyens.

Les 24 langues officielles

Les langues officielles de l’Union européenne sont l’allemand, l’anglais, le bulgare, le croate, le danois, l’espagnol, l’estonien, le finnois, le français, le grec, le hongrois, l’irlandais, l’italien, le letton, le lituanien, le maltais, le néerlandais, le polonais, le portugais, le roumain, le slovaque, le slovène, le suédois et le tchèque. Chaque État membre peut choisir une ou plusieurs langues officielles de l’Union correspondant à ses langues officielles nationales. Le nombre de langues de l’UE ne coïncide donc pas avec celui des États membres : plusieurs pays partagent certaines langues, tandis que toutes les langues utilisées ou reconnues au niveau régional dans les États membres ne sont pas automatiquement des langues officielles de l’UE.

Une liste élargie au fil des adhésions

Le système européen était initialement fondé sur quatre langues, celles des six pays de la Communauté économique européenne : l’allemand, le français, l’italien et le néerlandais. La liste s’est ensuite agrandie avec les élargissements. Le grec a été ajouté après l’adhésion de la Grèce en 1981, puis le finnois et le suédois après l’entrée de la Finlande et de la Suède en 1995. L’élargissement de 2004 a introduit notamment le maltais, ainsi que plusieurs langues d’Europe centrale et orientale. Le bulgare, le roumain et l’irlandais ont rejoint la liste en 2007, puis le croate en 2013. C’est cette dernière adhésion qui a porté le total à 24, nombre qui demeure valable en 2024.

Le cas de l’irlandais et du maltais

L’irlandais et le maltais figurent parmi les langues ajoutées lors des élargissements récents. Le maltais est devenu langue officielle de l’Union lors de l’adhésion de Malte en 2004. L’irlandais a obtenu ce statut en 2007, au moment de l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie, mais une dérogation a temporairement limité certaines obligations de traduction et d’interprétation le concernant. Cette période transitoire a pris fin le 1er janvier 2022 : l’irlandais est depuis pleinement traité comme les autres langues officielles dans le cadre institutionnel de l’Union.

Une égalité de statut, des usages différents

L’égalité entre les 24 langues est un principe juridique et politique central. Les actes législatifs de portée générale sont publiés dans toutes les langues officielles, notamment dans le Journal officiel de l’Union européenne, et les citoyens peuvent s’adresser aux institutions dans l’une de ces langues et recevoir une réponse dans la même langue. Cette égalité n’oblige pas les services européens à traduire chaque document interne ni à utiliser toutes les langues lors de chaque réunion. La Commission, le Conseil, le Parlement européen et la Cour de justice appliquent des règles et des pratiques différentes selon leurs missions. La traduction et l’interprétation permettent ainsi de concilier l’égalité officielle des langues avec les contraintes pratiques d’un fonctionnement institutionnel multilingue.

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