Combien de grands déserts répertorie-t-on généralement sur la planète Terre ?
La réponse
En savoir plus
Il n’existe pas de chiffre universel pour répondre à la question du nombre de grands déserts présents sur Terre. La difficulté vient moins du repérage des régions arides que de la définition même d’un « grand désert » : selon les sources, on peut compter des ensembles très vastes, des sous-régions qui en font partie ou encore des déserts froids et polaires. On répertorie ainsi généralement plusieurs dizaines de grands déserts, plutôt qu’un total unique et officiellement établi.
Une notion fondée sur l’aridité
Un désert n’est pas nécessairement une étendue couverte de sable. Il s’agit avant tout d’un milieu où les précipitations sont très faibles par rapport aux pertes d’eau liées à l’évaporation et à la transpiration des végétaux. Les seuils utilisés varient selon les classifications, et l’aridité peut être influencée par la température, l’altitude, les vents, la nature du sol ou la saisonnalité des pluies. Cette diversité explique pourquoi les cartes des déserts ne présentent pas toujours les mêmes limites et pourquoi le nombre de régions retenues change d’une source à l’autre.
Des déserts de nature très différente
Les grands déserts ne forment pas un ensemble homogène. Le Sahara, le désert d’Arabie, le Kalahari et le désert de Sonora appartiennent aux régions arides chaudes, tandis que le Gobi connaît des hivers très rigoureux. D’autres déserts se trouvent dans des zones tempérées ou froides, comme le désert de Patagonie ou certaines régions d’Asie centrale. Les régions polaires peuvent également être classées comme désertiques en raison de la faiblesse de leurs précipitations : l’Antarctique est ainsi souvent présenté comme le plus vaste désert de la planète, même si certaines listes consacrées aux seuls déserts chauds ne l’incluent pas.
Pourquoi les listes ne donnent-elles pas le même total ?
Le mot « grand » ne correspond pas à une catégorie scientifique strictement normalisée. Une source peut regrouper plusieurs espaces sous un même nom, tandis qu’une autre distingue leurs différentes parties. Le désert d’Atacama, par exemple, peut être étudié comme une vaste région aride ou comme un ensemble de secteurs aux caractéristiques particulières. Les inventaires divergent aussi selon qu’ils retiennent uniquement les déserts les plus étendus, qu’ils ajoutent des déserts régionaux ou qu’ils comptent séparément les déserts polaires, côtiers et d’altitude. Il est donc impossible de transformer toutes les classifications en un chiffre unique sans adopter au préalable des critères précis.
Une présence sur tous les continents
Les régions désertiques existent sur les six continents habités ou non, et couvrent au total environ un tiers des terres émergées. Elles s’étendent aussi bien dans les zones subtropicales dominées par les hautes pressions que dans les régions situées à l’abri des reliefs, soumises à des courants marins froids ou caractérisées par un climat polaire. Le Namib et l’Atacama illustrent le cas de déserts côtiers très arides, tandis que les vastes espaces gelés de l’Antarctique montrent qu’un désert peut être défini par le manque de précipitations, même lorsque le paysage ne ressemble pas aux dunes traditionnellement associées à ce terme. La réponse la plus rigoureuse est donc de parler de plusieurs dizaines de grands déserts, avec un nombre variable selon la définition et la source retenues.
