À quels acteurs est généralement attribué le développement de la technologie NFC ?
La réponse
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La technologie NFC, sigle de Near Field Communication, est généralement attribuée aux travaux conjoints de Sony et de Philips au début des années 2000. Ces deux entreprises ont contribué à concevoir une communication sans contact à très courte portée, destinée à permettre l’échange d’informations entre appareils compatibles. Philips ayant ensuite donné naissance à NXP dans le domaine des semi-conducteurs, les références historiques au développement du NFC citent souvent le tandem Sony-Philips ou Sony-NXP.
Une collaboration entre Sony et Philips
Le NFC s’inscrit dans la continuité de plusieurs technologies de communication sans contact, mais son développement en tant que technologie identifiable repose généralement sur la collaboration entre Sony et Philips. Leur objectif était de faciliter des échanges simples entre une puce, une carte, un téléphone ou un terminal, sans configuration complexe et sur une distance limitée. Cette proximité physique constitue l’une des caractéristiques essentielles du NFC : elle contribue à rendre les échanges rapides et à limiter les communications involontaires avec des appareils éloignés.
Une technologie qui ne se limite pas au paiement
Le paiement sans contact est devenu l’application la plus visible du NFC, notamment avec l’intégration de cette technologie dans de nombreux smartphones et cartes bancaires. Toutefois, le NFC n’est pas en lui-même un service bancaire : il fournit un moyen de communication entre un appareil et un terminal. La sécurité du paiement dépend également des mécanismes d’authentification, des éléments sécurisés et des systèmes bancaires ou de paiement associés. Le NFC peut aussi servir à lire des étiquettes, à utiliser des titres de transport, à contrôler un accès ou à établir rapidement une connexion entre appareils compatibles.
Le rôle de Philippe Maugars
Philippe Maugars est associé aux travaux liés aux technologies sans contact et à l’histoire du NFC. Cette association ne permet toutefois pas d’affirmer qu’il aurait breveté en 1996 le premier système de paiement mobile NFC. L’article existant transformait donc une attribution incertaine en certitude et présentait à tort le NFC comme une invention française individuelle. Le développement généralement retenu est celui d’une technologie élaborée conjointement par Sony et Philips au début des années 2000, dans le cadre de travaux industriels et techniques menés par ces entreprises.
De la conception à l’adoption dans les smartphones
Après sa mise au point, le NFC a été intégré progressivement dans différents équipements et services. Dans un téléphone, il peut permettre l’émulation d’une carte, la lecture d’une puce ou l’échange de petites quantités de données avec un autre appareil. Son adoption dans les smartphones a renforcé sa visibilité auprès du grand public, en particulier grâce au paiement mobile, mais son intérêt tient aussi à sa simplicité : les appareils doivent généralement être rapprochés et ne nécessitent pas le même type d’appairage préalable qu’une liaison sans fil plus longue portée. L’histoire du NFC est ainsi celle d’une collaboration technologique entre Sony et Philips, puis d’une diffusion progressive dans les usages du quotidien, plutôt que celle d’un brevet unique à l’origine de l’ensemble du standard.
